Rester à domicile
Aidez votre parent à rester en sécurité chez lui, plus longtemps.
La plupart des seniors suisses veulent rester chez eux. Avec le bon dispositif de soutien, la plupart le peuvent — des années de plus que ne le pensent les familles. Voici le plan en 20 points que nous construisons avec vous.

Sécurité à domicile
- Barres d'appui et aménagement de la douche
- Évaluation des chutes avec un·e ergothérapeute
- Éclairage, tapis et risques de trébuchement
- Alarme personnelle ou montre connectée
- Détecteurs de fumée et de CO vérifiés
Soutien quotidien
- Un horaire Spitex qui convient vraiment
- Repas — Casa Reha, Pro Senectute ou privé
- Ménage et aide à domicile
- Livraison de la pharmacie et semainier
- Transport pour les rendez-vous
Vie sociale
- Une sortie hebdomadaire que votre parent attend avec impatience
- Accueil de jour une à deux fois par semaine
- Groupes Pro Senectute dans sa langue
- Roulement familial — fratrie, petits-enfants, voisins
- Animal, plantes, musique, foi — ce qui remplit une journée
Suivi médical
- Un médecin de famille qui décroche le téléphone
- Révision des médicaments tous les 6 mois
- Audition, vue, dentaire, soins des pieds
- Préparer la prochaine hospitalisation, pas la dernière
- Directives anticipées rédigées et partagées
Ce que vous emportez
Un plan de maintien à domicile écrit et sur mesure pour votre parent.
Pas une liste générique — l'appartement réel de votre parent, son quartier réel, sa situation médicale réelle, son budget réel. Révisé par nos soins tous les 6 mois, au fil des changements.
20
points d'évaluation, en langage clair
Rester à domicile en sécurité.
- Combien coûtent réellement les soins à domicile, et que couvre l'assurance ?
- Les soins prescrits via l'IMAD/Spitex sont financés par la LAMal — une contribution fédérale fixe par heure, une quote-part journalière plafonnée à CHF 10/jour à Genève, et le canton couvre le reste. L'aide pratique (ménage, courses, repas) n'est pas couverte et se facture à un tarif selon le revenu. Le coût le plus sous-estimé est de loin la présence continue.
- Qui paie l'adaptation du logement — barres d'appui, monte-escalier, évaluation des chutes ?
- Une évaluation des chutes par un·e ergothérapeute peut être prescrite et partiellement couverte, et certains équipements relèvent des moyens auxiliaires AVS/AI ; les PC peuvent rembourser certains frais pour les ayants droit. La couverture est inégale et dépend de chaque élément, d'où l'intérêt de vérifier poste par poste plutôt que de supposer que rien n'est financé.
- Mon parent peut-il être aidé pour le transport aux rendez-vous ?
- Oui. La Croix-Rouge propose un transport bénévole à bas coût pour les seniors à domicile (réservez environ 72 heures à l'avance), le réseau TPG est accessible avec un subside cantonal pour les bénéficiaires AI, et le transport médical peut être remboursé via les PC sur justificatifs. Chaque solution convient à une situation différente — rendez-vous occasionnels ou trajets réguliers.
- Je suis épuisé·e comme aidant·e. Quel répit existe-t-il ?
- Le répit est une partie réelle et identifiée du système, pas un luxe. Un accueil de jour un à deux jours par semaine, un court séjour en EMS (UATR, 5–45 jours/an) et le soutien aux proches de l'IMAD existent précisément pour prévenir l'épuisement et le placement en urgence qu'il entraîne. Traitez votre propre épuisement comme un signal pour agir, pas pour tenir davantage.
- En combien de temps l'IMAD peut-elle démarrer, et peut-on choisir l'intervenant ?
- Les soins démarrent en général sur prescription et après une évaluation des besoins à domicile. L'IMAD publique et le Spitex privé diffèrent en disponibilité, langues et continuité de l'intervenant — ce qui compte beaucoup pour une personne avec des troubles de la mémoire. Nous aidons à choisir le bon prestataire et un horaire qui convient vraiment à la journée de votre parent.
- Quelle différence entre un accueil de jour et un EMS ?
- L'accueil de jour est du répit : votre parent y va pour la journée et rentre chez lui, en gardant ses repères et sa vie sociale. L'EMS est un séjour de longue durée. Confondre les deux pousse les familles à sur-réagir et à placer trop tôt, alors que l'accueil de jour combiné au soutien à domicile aurait encore suffi.
- Une auxiliaire 24h à domicile est-elle une vraie alternative à l'EMS ?
- Parfois — mais le coût et la légalité tranchent. À Genève, une auxiliaire logée est une employée de l'économie domestique au salaire minimum impératif, et une couverture 24h réelle exige repos et remplacements (souvent deux personnes ou une agence) ; le budget réel est donc plus élevé qu'un simple tarif horaire ne le laisse croire. Cela peut être la bonne réponse, mais seulement après l'avoir chiffré honnêtement.
- Que mettre en place avant la prochaine hospitalisation, pas la dernière ?
- Un médecin de famille qui décroche, une révision des médicaments tous les six mois, des directives anticipées rédigées et partagées, et un plan pour le prochain séjour hospitalier. L'idée est d'anticiper la prochaine crise tant que tout est calme — c'est aussi à ce moment-là que se construit le plan de maintien à domicile.
Prochaine étape
Lancez le plan de maintien à domicile
Le bilan comprend l'évaluation en 20 points, le plan personnalisé de votre parent et une synthèse écrite à partager avec la fratrie et le médecin de famille.
Disponible en français et en anglais.